parkour by David Belle

Traduction D'un Article Sur La "marche Du Renard", La façon naturelle de marcher

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ionos
post Jan 2 2008, 10:56 AM
Post #1


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From: Paris



Bon, cette fois ci, c'est beaucoup beaucoup beaucoup plus grand que l'article Dilution de Blane.
Il y avait une discussion dans le forum anglophone sur les mouvements silencieux et il y a un traceur qui a posté un lien vers cet article. Je l'ai bien aimé, et comme on est en vacances, j'ai eu tout le temps que je voulais pour le traduire.

Certaines expressions étaient difficiles à traduire, du coup c'est possible qu'il y ai des erreurs de grammaire et quelques tournures de phrases bizarres (par contre il n'y a aucun contre sens dans le texte ! )

Rappelez vous que vous n'êtes pas obligés de tout lire en une fois wink.gif

Voici l'article original en question : http://anthropik.com/2007/06/learning-to-walk/

Désolé pour la mise en page, mais je ne peux pas faire mieux.
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LA MARCHE DU RENARD


« Pas de haut, pas de chaussures, pas de service ». Il s’agit d’une pancarte assez répandue dans les vitrines de magasins et autres établissements. Pourtant, qui pourrait bien être aperçu sans chaussures ? Les chaussures sont essentielles à la vie civilisée, et elles apportent avec elles une façon de marcher distinctement civilisée : bloquer le genou, entamer une chute contrôlée sur le talon, faire rouler le pied vers l’avant pour recommencer ensuite un autre amorti talon avec genou bloqué. Il est difficile de marcher d’une autre façon lorsque l’on porte des chaussures, et il vous arrivera souvent de trouver cette façon de marcher décrite comme la manière dont marchent les humains. Mais bien entendu, les humains ne sont pas nés avec des chaussures aux pieds, ils n’ont pas non plus évolué avec ces dernières.
Chaque humain marche d’une manière différente et a besoin d’être méticuleusement entraîné pour marcher de cette façon.

Tom Brown junior le dit franchement : « Notre façon de marcher est dévastatrice, pas naturelle. Les bébés portent des chaussures comme des bottes de ciment. Nos pieds sont dévastés à la seconde où nous les mettons dans des chaussures ». En marchant pieds nus, la plupart d’entre nous adoptent une technique très différente : les genoux sont légèrement pliés, plutôt que bloqués, la plante du pied touche le sol en premier de façon à le tester avant même que du poids soit appliqué dessus. Ensuite, s’il n’y a pas de danger, le reste du pied entre en contact et le talon s’aplanit. C’est seulement à ce moment que l’on met son poids sur la jambe. C’est ce que Tom Brown et ses étudiants ont appelé « marche du renard ».

Cette manière de marcher peut être difficile pour ceux qui ont passé une grande partie de leur vie dans des chaussures. Elle utilise des muscles que notre « marche de vache » nous a laissé atrophier ; peut être plus remarquablement le gluteus maximus. Le muscle le plus large du corps humain est à peine utilisé par la marche civilisée, mais exercé à chaque pas par la marche du renard qui est similaire à « l’empty stepping » du tai chi. Vous pouvez aussi remarquer des similarités avec la « marche féline» des mannequins. Nous considérons toujours instinctivement cette façon de marcher comme « sexy ». Cette technique de marche réduit les contraintes sur votre corps et les dégâts sur la nature sur laquelle vous marchez.
Au-delà de l’emprunte écologique, elle réduit votre propre emprunte de pied. Les enfants qui apprennent à marcher de cette façon sont capables de marcher beaucoup plus longtemps.

Corns, bunyans et ongles de pied incarnés ne peuvent que se développer dans la sombre humidité des chaussures. Nous devons regarder où nous mettons les pieds et il nous arrive fréquemment de marcher sur des personnes ou alors des choses telles que des clous, des punaises ou même des roches pointues et coupantes. Nous trébuchons, nous tombons et avons des accidents parce que dès le premier mouvement de la « marche de vache » nous plaçons tout notre poids sur la jambe. La marche du renard nous permet de ne prendre appuie sur la jambe qu’à la fin, après que le pied ai touché le sol, et sait ce qui s’y trouve. Pour cette seule raison, la marche du renard élimine pratiquement les accidents, les trébuchements, les chutes et autres problèmes que nous rencontrons si souvent avec notre marche de vache.
De plus, la marche du renard développe un sens de l’équilibre que la marche de vache néglige. Evidemment, il y a d’autres problèmes de santé que les accidents associés avec celle-ci. Lors de chaque pas, avec notre marche de vache, nous plantons nos jambes dans le sol envoyant des chocs qui remontent des jambes jusqu’au dos. Des maux de dos ainsi que des douleurs aux pieds s’en suivent. La marche du renard aide à diminuer ces problèmes.

La marche du renard m’a affecté de plusieurs manières simples mais significatives. En marchant de cette façon, mon dos, qui était blessé, s’est détendu et a arrêté de me faire mal.
La sensation d’énergie qui s’écoule dans mes jambes est encore plus intense. Je sens que mes pieds prennent contact avec le sol d’une nouvelle manière beaucoup plus plaisante. L’énergie s’écoule littéralement de mes pieds jusque dans le sol. Cette nouvelle sensation de bien être apporte avec elle une prise de conscience aussi bien de mon corps que de mon environnement. Dans cet état de relaxation, je vis à l’instant présent. Sans penser au futur ou au passé, sans penser comme on a généralement l’habitude de penser à penser. La marche du renard est comme ce que les hommes d’église appellent « marcher avec grâce », où chaque pas est effectué avec reconnaissance, avec l’intense sensation d’être vivant, une compréhension profonde qui vient de votre organisme tout entier.

La différence entre la marche du renard et la marche habituelle est analogue à la différence entre deux hommes au travail. Le premier déteste son travail de 8 h à 17 h et redoute la pensée de devoir y retourner. Il quitte son travail épuisé et n’a eu aucun plaisir dans sa journée. Le deuxième homme adore son travail et ne veut pas le quitter après 20 h, il est dans l’ambiance et a plus d’énergie lorsqu’il sort du travail que lorsqu’il y est entré le matin.
Le fait « d’être dans l’ambiance » est pour ainsi dire ce qui peut expliquer comment les éclaireurs indiens faisaient pour marcher ou courir sur d’aussi longues distances en suivant la technique de la marche du renard non seulement sans être fatigués mais en étant au contraire très joyeux à la fin. Ce n’était pas le cas simplement parce qu’ils étaient en très bonne forme, c’était aussi parce qu’ils étaient énergétiquement « dans l’ambiance.»(L’aikido est un autre exemple de ce phénomène)

Il y a certainement beaucoup de récits de populations natives capables d’accomplir des exploits qui nous sembleraient presque surhumains avec notre marche de vache moderne.
En 1936, dans son livre Gospel of the Redman, Ernest Thompson Seton, qui a largement participé au développement du mouvement scout, a écrit :

« Le coureur le plus connu de la Grèce antique était Phéidippides, dont le record était une distance de 224 km entre Athènes et Sparte effectuée en 36 heures. Parmi les indiens d’Amérique, un tel exploit aurait été considéré comme banal. En 1882, à Fort Ellice, j’ai vu un jeune Cree qui, à pied, avait rapporté des nouvelles de Fort Qu’Appelle (200 km plus loin) en 25 heures. Ca n’a déclenché presque aucun commentaire. J’ai entendu peu de remarques de la part des commerçants à part « un bon garçon », « pas mal comme course ». C’était apparemment un exploit très habituel parmi les indiens. Les deux coureurs indiens Thomas Zafiro et Leonicio San Miguel ont courut 100 km de Pachuca à Mexico city en 9 heures et 36 minutes le 8 novembre 1918 d’après l’El Paso Times du 14 février 1932. Cela faisait 1 km 600 parcourut en 9 minutes. Les Zunis ont une course appelée « kicked sticks ». Dans cette course, les participants doivent donner des coups de pieds dans des bâtons placés devant eux pendant qu’ils courent. Le Docteur F. W. Hodge m’a dit qu’il y avait un record de 32 km faits en 2 heures par un des concurrents. Le postier Tarahumare court 112 km par jour, chaque jour de la semaine, en transportant un lourd sac de lettres, et il ne sait pas qu’il accomplit un exploit. De plus, on nous a dit : Un postier Tarahumare depuis Chihuahua jusqu’à Batopiles, au Mexique, court régulièrement sur plus de 800 km par semaine. Un messager Hopi s’est fait connaître pour avoir parcourut 192 km en 15 heures. »

Si notre marche moderne est mal adaptée, alors tout prend sens, nous pouvons voir que ces exploits ne sont pas surhumains, mais au contraire tout à fait humains, et c’est nous, humains domestiqués, qui avons régressé. Et pourquoi pas ? Après tout, l’homo sapiens a été aussi bien adapté à la bipédie que le requin à la chasse sous-marine.

L’anthropologiste Frederick Wood-Jones précise : « le pied de l’homme est seulement le sien, et diffère de tous les autres. C’est la partie la plus distinctive de toute son anatomie. C’est une spécialisation humaine, sa pièce d’identité, et tant que l’homme était un homme, c’est avec ces empruntes qu’il pouvait être reconnu par les autres créatures du royaume animal. Ce sont ces pieds qui lui confère sa seule véritable distinction et lui profère le droit de se prétendre humain. ». Donald C Johanson, paléoanthropologiste et chef de l’institut des Origines Humaines à Berkeley, en Californie, ajoute : « La bipédie est ce qui a fait de nous des humains. ». Par conséquent, l’homme se tient debout tout seul, parce que seul l’homme se tient debout.

Les chevaux et les chiens battent facilement les humains en sprint, mais sur de longues distances, les humains dominent en tant que coureurs d’endurance, étant donné qu’ils gardent leur rythme longtemps après que les animaux plus rapides se sont arrêtés. Beaucoup de chasseurs-cueilleurs, en particulier avant les atlatls, les arcs ou les frondes, tuaient leurs proies en courant après jusqu’à ce qu’elles soient épuisées. La clef pour accomplir un tel exploit est de marcher correctement, de la manière dont l’évolution nous a fait marcher. Cela signifie qu’il faut marcher pieds nus. Il est pratiquement impossible de marcher correctement dans des chaussures, et lorsque nous marchons pieds nus, la plupart d’entre nous commençons peu à peu à marcher comme il le faut. Il est certainement possible de marcher correctement dans des chaussures, mais certains ont comparé cet exploit au fait d’apprendre à parler à un sourd, étant donné qu’il nous manque la réponse tactile des nerfs du pied. L’effet physiologique des chaussures est similaire à celui d’un plâtre.

Les chaussures agissent comme des plâtres, comprimant les os du pied d’une telle façon, qu’ils ne peuvent pas bouger avec fluidité. Steven Robbins [ MD et professeur adjoint d’ingénierie mécanique à l’université Concordia de Montréal ] nous explique : « le pied devient passif à force de porter des chaussures, et perd la capacité de se supporter lui-même ».

Un autre docteur décrit sa propre révélation concernant les effets que les chaussures ont sur le pied :

Enfin, je commençais à comprendre la cause des pieds plats et l’origine des problèmes de pied. Avec les orteils continuellement pressés les uns contre les autres dans les chaussures, le corps devait improviser une manière de se supporter. Au lieu de prendre appui sur les orteils, comprimés et fragilisés, le côté intérieur du pied était tourné vers l’extérieur pour maintenir l’équilibre. Je réalisais pourquoi les gens se tenaient continuellement sur l’arc intérieur du pied qui n’avait jamais été fait pour supporter une pression continuelle, et pourquoi ils devaient douloureusement prendre appuie sur leur arc et non sur leurs orteils à la fin de chaque pas.

Le fait de se déplacer pieds nus avait rendu la partie avant du pied d’un enfant plus large et plus puissante. Quand il se tenait debout, ses orteils plus puissants étaient désormais capables de se déployer, lui offrant une large surface sur laquelle il pouvait porter son poids. Désormais, il utilisait ses orteils lorsqu’il se tenait debout, ou lorsqu’il marchait. Il se tenait même fréquemment sur ses orteils lorsqu’il jouait. Ses pieds plats étaient guéris. Avec des pieds mieux équilibrés, il tombait rarement. Il ne suppliait plus qu’on le porte et semblait infatigable pendant ses activités.

La marche, l’activité humaine la plus fondamentale, peut devenir une expérience isolante et douloureuse lorsque l’on est enfermé dans de tels plâtres. Chaque pas voit une jambe, genou bloqué, battre le sol et envoyer un choc dans le bas du dos. Le dualisme mythique du corps et de l’esprit nous mortifie à l’idée de l’effet qu’une telle douleur constante et omniprésente pourrait avoir. Nous sentons, et même pensons avec notre corps entier, et la pression constante ainsi que la douleur que provoque la marche de vache fini par s’insinuer dans nos habitudes, nos croyances, et notre look. Le « poète aux pieds nus » nous raconte comment ça lui est arrivé :

Mes pieds me faisaient mal, et cette douleur chronique devenait de plus en plus intense, faisant du simple fait de marcher une activité douloureuse. La douleur se répandit en un rien de temps de mes pieds jusqu’à mes genoux, puis jusqu’au bas de mon dos, puis enfin jusqu’à la nuque. Je marchais de moins en moins dans la forêt, manquant mes instants de détente. Malgré tout, j’utilisais davantage de chaussures spéciales, de consultations de podologue, de semelles, de soins homéopathiques, de chiropractie, et de soins par magnétisme…….toujours aucun soulagement.

Au même moment, une autre douleur grandissait au fond de moi. J’étais inconfortable, pas seulement avec la douleur de mes pieds, mais aussi dans la vie que je vivais. Je me sentais déconnecté, perdu, confus, ennuyé et frustré. J’avais l’impression que personne ne me comprenait. Peut être était-ce dut à moi ?

Quelque chose n’allait pas avec la vie, avec la manière dont je vivais, et c’était lié à la douleur de mes pieds. La douleur essayait de me dire quelque chose. Cette douleur me disait de regarder toute ma vie. Je savais que je devais écouter cette douleur.

Il continue, remarquant davantage de similarités entre les chaussures et les plâtres, et la pratique chinoise du « pliage de pied » la plupart du temps considérée comme barbare dans l’Ouest et pourtant si semblable aux chaussures à talon et autre instruments de torture basés sur les chaussures dans lesquels nous insérons le pied de la femme.

J’étais assis dans ma cabane, devant un feu, mes pieds dans leurs plâtres. Il y avait une pile de magasines National Geographic qui avaient été laissés ici par mon grand-père. J’en ai pris un et l’ai ouvert à la page sur les femmes chinoises qui avaient leurs pieds enveloppés à cause d’une histoire culturelle. J’ai observé les photos, et observé mes pieds, jusqu’à ce que je réalise tout, et que les mots sortent de ma bouche : « mais qu’est ce que j’ai fait ? ». Une question qui venait du plus profond de mon être. J’ai regardé toutes mes chaussures soigneusement alignées sous la fenêtre, et à celles qui enfermaient mes pieds.

Le lendemain matin, j’avais pris mon couteau de chasse, déchiré ces plâtres, et étais allé marcher dans l’ancienne forêt avec une paire de pieds blancs déformés et gonflés. Des pieds qui avaient été distordus et paralysés à force d’être dans des chaussures et de marcher sur des surfaces carrées et plates. Je me suis déplacé ainsi pendant plusieurs jours, confus, horrifié par ce que j’avais fait à mes pieds.

Je suis finalement arrivé près d’un bassin d’eau claire et ai regardé le reflet de mon corps. Des muscles puissants, et des pieds qui n’allaient pas avec. J’ai fait le vœu que tout redeviendrait normal. J’allai marcher pieds nus dans l’ancienne forêt et reforger mes pieds. J’étais au meilleur endroit du monde pour le faire. L’ancienne forêt sait comment forger les choses. J’ai fait mes premiers pas.

Il n’y a rien de mystique là dedans, n’importe quelle créature ayant constamment mal fini par développer une solution adaptée. Nous sommes coupés du sol même sur lequel on marche, coupés de nos propres sens et de l’expérience synesthésique d’une simple promenade.

Le fait d’être pieds nus vous rend plus conscient de votre environnement. Comme vos pieds ne sont pas protégés, vous êtes conscient de leur vulnérabilité, et faites donc attention aux endroits où vous marchez. De plus, vous avez à votre disposition un nouveau sens. En temps normal, nous voyons, nous entendons, et occasionnellement nous pouvons sentir les choses qui sont sur notre chemin ----- nous ne les sentons pas physiquement.

Quand je me souviens de ma promenade d’hier dans la maison de mon ami, je ne me rappelle pas seulement ce que j’avais vu ou entendu, mais aussi ce que j’avais senti.
La rugosité des graviers près de la mosquée, la pression des petites demi sphères du sol anti-glissade près des feux de trafic, la fraîcheur de la plaque d’égout.

Le « poète pieds nus » nous parle d’une expérience similaire en d’autres termes, contrastant les effets d’une marche de vache ridicule, et d’une marche de renard bienfaisante :

Essayez une petite expérience. Enlevez vos chaussures, bouchez vous les oreilles et déplacez vous dans l’espace que vous occupez. A présent essayez d’écouter le bruit sourd de votre corps. Si vous engagez la marche avec les talons, vous entendrez l’impact de votre pas. Vous marchez sur vos OS.

Maintenant, tenez vous debout les pieds joints, laissez vous tomber en avant et atterrissez sur la partie la plus large de votre pied, la partie avant. Essayez pour voir.
Ensuite, une fois encore, sans chaussures et avec les oreilles bouchées, déplacez vous sur le sol en engageant la marche avec l’avant de votre pied. Essayez d’entendre le bruit sourd de vos pas. Vous utilisez vos articulations. Le mouvement s’effectue sur vos muscles.

Il y a marcher sur les muscles, et marcher sur les os. Concentrez vous là-dessus, travaillez le, comprenez ces deux variétés de marches, continuez à lire et commencez à vous exercer à l’extérieur, sur les surfaces naturelles.

Lorsque vous marchez les talons d’abord, vous écrasez vos os. Quand vous marchez sur la partie avant du pied, vous utilisez vos muscles et vos articulations. J’appelle cette marche la marche intégrative et vous finirez par vous y habituer et l’intégrer en changeant la posture de votre corps.

Les personnes civilisées porteuses de chaussures ont remarqué une certaine « peur de l’homme » chez les autres animaux. Même les randonneurs expérimentés en déplacement dans des zones sauvages vont souvent se plaindre de ne pas avoir vu d’animaux sauvages.
Bien entendu, les autres animaux possèdent des sens aussi bien réglés que les nôtres, et les utilisent. Ils expérimentent le monde en utilisant tous leurs sens, et communiquent fréquemment entre eux. Les autres animaux réagissent aux cris d’alarme des oiseaux, et même les plantes vont se recroqueviller les unes sur les autres. La marche de vache ridicule des humains domestiqués est repérée aussi facilement que le nez au milieu du visage.
La déambulation maladroite non naturelle et le mouvement de « demi chute » sont aliens, terrifiants, et produisent des signes qui peuvent être perçus à des kilomètres à la ronde.
Les animaux s’enfuient, et se cache d’une telle aberration longtemps avant que le randonneur puisse les apercevoir. Cependant les mêmes personnes, marchant en renard, rapportent une expérience totalement différente.

Quand je marche en renard, les animaux sauvages ne sont pas très effrayés par ma présence, et on dirait parfois même que je suis invisible. En fait, les animaux apparaissent tout autour de moi, je n’ai pas besoin de les chercher. Les animaux domestiques, en revanche, tels que les chiens ou les vaches, sont alarmés et semblent sentir du danger quand vous marchez en renard alors qu’ils sont calmes quand vous marchez en vache. C’est presque comme s’ils pouvaient sentir l’animal sauvage qui est en vous.

Quand les humains marchent en renard, ils sont identifiables comme des animaux, étant donné qu’ils marchent comme des animaux. Les autres animaux sont capables de le reconnaître.
C’est là tout l’intérêt de la marche du renard pour les randonneurs et les chasseurs : c’est le premier élément d’une chasse réussie. En utilisant les terminaisons nerveuses du pied, la marche du renard permet au chasseur de regarder vers le haut, en utilisant une vision grand angle pour repérer le moindre mouvement. Il n’a plus besoin de regarder le sol devant lui pour s’assurer qu’il ne va pas marcher sur une tige sèche ou sur quelque chose de dangereux.
Ceci dit, même si vous ne chassez ou ne recherchez pas d’animaux, la marche du renard reste la façon normale de se déplacer, avec notamment d’importants bénéfices au niveau de la santé et du bien être en général.

Mais comme l’a dit George Orwell : « Dans des temps de déchéance universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. ». Nous pouvons dire, par analogie avec la marche du renard, que dans des temps de pathologie universelle, marcher comme une personne saine attire énormément d’attention.
Nous avons déjà mentionné l’écriteau « pas de haut, pas de chaussures, pas de service » et l’engagement culturel pour combattre notre humanité impliqué dans ce slogan.

Saviez vous que marcher en renard dans une ville était une activité suspecte ?
Lundi, après les cours, j’étais tranquillement en train de marcher dans le petit parc d’un quartier de banlieue. Je me dirigeais lentement vers un rouge gorge sur ses gardes qui s’est immédiatement envolé. Alors que je reprenais ma marche, je remarquais, utilisant mon champ de vision périphérique en m’approchant de la route, qu’une voiture me suivait. Elle se mit à ma hauteur, et le conducteur brandi un badge et dit : « Police municipale de Chevy Chase »

« Qu’est ce que vous faites ? » Demanda t’il.
_ « Je marche » Lui répondis-je.
_ « C’est ce que je vois » Rétorqua t’il. « Qu’est ce que vous faites, vous travaillez dans la forêt ou quoi ? »
_ « Oui » Lui dis-je
_ « OK » dit-il « Je ne fais que vérifier »

Nous nous sommes dit au revoir, il est parti, et j’ai continué ma marche (de renard).
Alors faites attention collègues marcheurs, vos activités paraîtront un peu étranges aux yeux des autres.

Le « poète pieds nus » met en évidence l’hostilité au fait de marcher comme un humain normal alors qu’il décrit l’inquiétude que sa façon de marcher a laissé au sein de sa famille et de ses amis, en particulier un ami, qui l’indique franchement.

Un de ces amis inquiets, un homme religieux, se joignit à moi pour une promenade dans la forêt. Sur le chemin, il était dans ses botes, j’étais pieds nus. Il commença à me parler de son inquiétude. Il remarqua que je marchais « comme un animal » Oui dit-il « tu marches comme un animal » Je m’arrêtais.

Il continua sur sa lancée : « marcher sur les pattes est la manière dont marchent les animaux, c’est une marche sauvage, une marche primitive, hors nous ne sommes plus des animaux. Nous sommes des êtres extrêmement évolués. Nous sommes des êtres civilisés ! » Il marchait à mes côtés, amortissant avec ses talons, écrasant le chemin, marchant sur une peau de banane, écrasant les plantes. Plus il prêchait ses paroles et marchait, plus je remarquais la différence entre nos marches. Moins j’accordais de confiance en ce qu’il disait, pas en lui, mais en ce qu’il disait…..

Etait-ce aussi simple que ça ? En mettant mes pieds en contact avec la terre, en marchant de cette façon, je découvrais mon discours originel. Un discours que j’avais commencé alors que j’étais enfant, lorsque j’avais fait mes premiers pas.

Mes amis religieux, étudiants, et historiens étaient tous d’accord Bouddha et Jésus marchaient tous les deux pieds nus. Les hommes préhistoriques marchaient pieds nus. La plupart des enfants font leurs premiers pas pieds nus. En utilisant le dynamisme et l’agilité du pied pour se stabiliser et avancer, avec la plante du pied en premier. Est-ce que vous avez déjà vu un enfant engager la marche avec les talons ?

Quand Moïse s’est approché du buisson enflammé, il a dut enlever ses sandales, parce qu’il était sur un sol sacré. De la même manière, les temples Hindous et les mosquées demandent aux pèlerins d’enlever leurs chaussures. Nous avons une compréhension basique qui nous dit qu’il faut marcher sur les sols sacrés pieds nus. Pour les animistes, la planète entière est sacrée. La chaussure nous isole de ce qui nous nourrit, elle nous coupe du sol dans lequel nous sommes enracinés, et gonfle notre ego en nous faisant penser que nous sommes libres, ce qui en fait signifie pour nous que nous sommes isolés et déconnectés. Nous ne le sommes pas, nous sommes juste paralysés à l’intérieur de nos plâtres.

En même temps, c’est exaltant de se rappeler que notre humanité n’a jamais été aussi loin que ce qu’on croyait. Nous pensons, nous sentons, et nous vivons avec tout notre corps, et non seulement comme des cerveaux déconnectés, pour marcher sur des sols vivants, marcher pieds nus sur des sols sacrés, marcher tels que les humains ont évolué pour marcher. Nous sommes des créatures bipèdes construites par l’évolution de sorte que nous puissions marcher, et nous avons réussi à l’oublier. Cela peut être déprimant de réaliser que nous ne savons pas quelque chose d’aussi basique ; pourtant, un moment de réflexion peut nous aider, en nous rappelant que nous pouvons retrouver une grande partie de cette humanité rien qu’en apprenant à marcher.

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Et voilà !
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post Jan 2 2008, 10:56 AM
Post #






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niconaruto
post Jan 2 2008, 02:36 PM
Post #2


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From: ile de la réunion



Merci ionos ce texte et très instructif !!!!
C’était tellement intéressant que je l’ai lu d’une seul traite. laugh.gif Moi qui marche assez souvent pied nue sa m’encourage à continuer.
Quand je pense que petit on me traité de male élevé quand je marché pied nue ! mad.gif
Merci encore pour ce travaille de traduction.
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TonY-ChaN
post Jan 2 2008, 03:17 PM
Post #3


Group: Modérateurs Français



ouahou

c'est ce qu'on appelle un cadeau de noël IONOS !!!!!!

merci du fond du coeur smile.gif
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yonk
post Jan 2 2008, 05:15 PM
Post #4


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From: Nantes



merci guillom
pfui bravo pour avoir traduit tout sa tu as vraiment un tres bon niveau en anglais je t'envis ^^
texte tres interessant sa donne envis d'en savoir plus tongue.gif et surtout de marcher pied nue et d'arreter de torturer nos pieds
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Pounk
post Jan 3 2008, 01:00 AM
Post #5


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hallucinant quand même à quel point la "civilisation" nous éloigne en fait de ce qui est naturel...vachement intéréssant ce texte et chapeau pour la traduction!!
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takeshi
post Jan 3 2008, 06:09 AM
Post #6


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From: Lyon, France



Je me joins aux autres pour te remercier ionos du colossal boulot de traduction que tu as réalisé mais c'est un travail qui a du mettre plus l'accent sur ton plaisir de partage que sur le labeur qu'il a entrainé aussi je tiens à te rassurer: le message est clairement passé et est, pour ma part, apprécié à sa juste et immense valeur.

De quoi empiéter happy.gif sur 2008 de bien belle manière, au fait bonne année à tous smile.gif

Edit: je me suis permis de recopier le texte pour l'envoyer à un ami qui souffre de problèmes aux pieds, j'aurais pu le renvoyer sur le site mais étant loin du parkour (pro hardcore footeux inside) il n'aurait sans doute pas eu l'envie de tout lire pensant, à tort, que c'était un sujet en relation uniquement avec les pratiquants. Aussi je te remercie également en son nom.

This post has been edited by takeshi: Jan 3 2008, 06:20 AM
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ionos
post Jan 3 2008, 10:36 AM
Post #7


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From: Paris



Pas de problème, j'aime bien traduire les articles pour le plaisir du partage effectivement ^^
En plus ça me permet de les assimiler.

J'ai relu ma traduction, j'ai repéré pas mal de fautes et de trucs que j'aurais bien voulu corriger, mais si jamais j'édite le message, tous les apostrophes présents dans le texte seront changés en carrés pas très élégants.

J'avais aussi mis certains paragraphes en caractère gras pour les dissocier du reste du texte, mais apparemment, le forum n'a pas voulu les retranscrire de cette manière.

En tout cas je suis content que le message soit passé, et j'espère que ton ami pourra se servir de cet article pour se régénérer. wink.gif
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TonY-ChaN
post Jan 3 2008, 02:18 PM
Post #8


Group: Modérateurs Français



par contre ionos, je n'ai pas compris le délire du "pas de haut, pas de chaussures, pas de service" sad.gif

en tout cas cette thèse se rapproche de ce qu'avait dit Herbertiste quand il n'avait pas encore boudé la partie française. Le fait d'attaquer la marche pas avec le talon mais avec la plante et les orteils, le fait que nos pieds sont atrofiés à fore d'être dans des chaussures...

c'est vraiment effrayant, le naturel s'apparente comme pas naturel chez les humains nouvelle génération, tout comme monter dans les arbres et sauter d'un endroit à un autre c'est "être fou"
--> c'est pourtant tout à fait naturel, c'est notre moyen de locomotion normal (en temps reculé) permettant d'aller ceuillir des fruits, sauter des rivières et traverser des fossés pour simple exemple...
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ionos
post Jan 3 2008, 02:47 PM
Post #9


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From: Paris



QUOTE
par contre ionos, je n'ai pas compris le délire du "pas de haut, pas de chaussures, pas de service"


Normal, c'est une pancarte qui n'existe probablement pas (encore) en France (en tout cas je ne l'ai jamais vu). En gros, les magasins qui ont une pancarte de ce genre refusent de servir ceux qui sont torses nus, qui n'ont pas de chaussures, ou tout simplement qui ne sont pas habillés "correctement".



This post has been edited by ionos: Jan 3 2008, 02:54 PM
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niconaruto
post Jan 3 2008, 03:26 PM
Post #10


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From: ile de la réunion



Je profite pour demander si vous savais pourquoi hébertiste n’interviens plus ?
C’est vraiment dommage. huh.gif
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yonk
post Jan 3 2008, 04:07 PM
Post #11


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From: Nantes



Apparemment il est pas mal occupé en se moment ...
notament "sur le terrain"

c'est se qu'il a repondu a mon dernier mp.

attend ionos tu vas pas me dire que ça existe encore cette pencarte ?

This post has been edited by yonk: Jan 3 2008, 04:09 PM
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ionos
post Jan 3 2008, 05:05 PM
Post #12


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From: Paris



Je vais pas pouvoir répondre objectivement, vu que j'en ai jamais vu et que je ne sais pas de quand date l'article......mais ça ne m'étonnerait pas des sociétaires. (enfin ça ne reste qu'une opinion non prouvée).

Ce qui est sûr, c'est qu'il est interdit d'être torse nu (même si l'hiver ça renforce le corps)
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yonk
post Jan 3 2008, 05:49 PM
Post #13


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From: Nantes



le monde est pouri sad.gif
il va etre temps qu'il change (revolution ...) ou alors il faut trouver un endroit desert ou passer le restant de sa vie
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Hebertiste
post Jan 3 2008, 06:12 PM
Post #14


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LA MARCHE DU RENARD


En marchant pieds nus, la plupart d’entre nous adoptent une technique très différente : les genoux sont légèrement pliés, plutôt que bloqués, la plante du pied touche le sol en premier de façon à le tester avant même que du poids soit appliqué dessus. Ensuite, s’il n’y a pas de danger, le reste du pied entre en contact et le talon s’aplanit. C’est seulement à ce moment que l’on met son poids sur la jambe.


Primo, cla depend du terrain, sur un terrain "safe" on peut marcher sans probleme en deroulant comme avec des chaussures, talon d'abord. Lorsque le terrain est caillouteux, pierreux, on adopte effectivement instinctivement une demarche modifiee, genou legerement plie, plante d'abord avant de transferer tout le poids du corps, mais seulement dans le cas d'une surface plus ou moins douloureuse ou a risque pour le pied.


C’est ce que Tom Brown et ses étudiants ont appelé « marche du renard ».

C'est la marche humaine, POINT. Nous ne sommes pas des renards, nous n'avons pas a imiter, nous ne faisons qu'adopter le mouvement de notre propre espece.


Cette manière de marcher peut être difficile pour ceux qui ont passé une grande partie de leur vie dans des chaussures. Elle utilise des muscles que notre « marche de vache » nous a laissé atrophier ; peut être plus remarquablement le gluteus maximus. Le muscle le plus large du corps humain est à peine utilisé par la marche civilisée, mais exercé à chaque pas par la marche du renard qui est similaire à « l’empty stepping » du tai chi. Vous pouvez aussi remarquer des similarités avec la « marche féline» des mannequins. Nous considérons toujours instinctivement cette façon de marcher comme « sexy ». Cette technique de marche réduit les contraintes sur votre corps et les dégâts sur la nature sur laquelle vous marchez.
Au-delà de l’emprunte écologique, elle réduit votre propre emprunte de pied. Les enfants qui apprennent à marcher de cette façon sont capables de marcher beaucoup plus longtemps.

Dans une chaussure, le pied ne fonctionne pas comme il devrait, donc ne se developpe pas comme il devrait. La preuve la plus simple vous l'avez chaqu fois que vous enlevez vos chaussures, a part la moquette, la pelouse ou le sable, vous etes incapables de vous deplacer sans souffrir et sans adopter une demarche maladroite et ridicule en grimacant, devenant comme handicapes. Si le sol est glace, vos pieds gelent, s'il est chaud vous vous brulez le dessous du pied. Meme si vous vous faites un peu illusion en etant capable de trottiner un peu dans les bois, quel rapport avec la capacite naturele de vous deplacer des heures et des jours pieds-nus? Ce que nos ancetres, pas les "visiteurs", mais nos ancetrs d'il y a des dizaines et centaines de milliers faisaient tous. Pas etonnant doinc que la demarche "top-model" soit attractive, d'un point de vue evolutionnaire (notre heritage de l'evolution) cela rappelle un individu alerte, vigilant, a l'affut, comme pour chasser, cela parle a notre memoire.

Cors, bunionss et ongles de pied incarnés ne peuvent que se développer dans la sombre humidité des chaussures. Nous devons regarder où nous mettons les pieds et il nous arrive fréquemment de marcher sur des personnes ou alors des choses telles que des clous, des punaises ou même des roches pointues et coupantes. Nous trébuchons, nous tombons et avons des accidents parce que dès le premier mouvement de la « marche de vache » nous plaçons tout notre poids sur la jambe. La marche du renard nous permet de ne prendre appuie sur la jambe qu’à la fin, après que le pied ai touché le sol, et sait ce qui s’y trouve. Pour cette seule raison, la marche du renard élimine pratiquement les accidents, les trébuchements, les chutes et autres problèmes que nous rencontrons si souvent avec notre marche de vache.
De plus, la marche du renard développe un sens de l’équilibre que la marche de vache néglige. Evidemment, il y a d’autres problèmes de santé que les accidents associés avec celle-ci. Lors de chaque pas, avec notre marche de vache, nous plantons nos jambes dans le sol envoyant des chocs qui remontent des jambes jusqu’au dos. Des maux de dos ainsi que des douleurs aux pieds s’en suivent. La marche du renard aide à diminuer ces problèmes.

Donc la marche de l'HUMAIN en effet assouplit la demarche raidie par les chaussures et permet d'absorber le poids du corps et des impacts au sol, presrvant toute la chaine des articulations, chose a laquelle on ne fait pas attention avec des chaussures. Une partie de l'impact est absorbee par la semelle, preservant le pied, le reste de l'onde, ou du choc, se repercutant dans les chevilles, genoux, hanches, bas du dos, jusqu'au crane en fait.
Cela cree un nombre incroyable de douleurs articulaires dues a la raideur induite par ces chocs a repetitions, puisque le reste du corps ne peut prendre en compte les informations donnees par les pieds, qui sont bourres de capteurs ayant le role fondamental de transmettre des informations proprioceptives au reste du corps pour que celui-ci ajuste son mouvement afin qu'il soit optimum et ne lese pas le corps.
Bien sur, pieds-nus et meme en fermant les yeux les pieds developpent avec le temps une vraie intelligence dans la demarche et le deplacement.
Ce que l'article ne dit pas, c'est que la principale raison pour laquelle nous marchons avec plus de surete et d'adresse lorsque pieds-nus, surtout quand on se met a courir, c'est la vision peripherique. Au depart, vous avez les yeux tournes en permanence vers le sol, puis vous y faites de moins en moins attention, alors qu'en fait sans le savoir une partie de votre cerveau reste parfaitement vigilante en permanence pour eviter les dangers du sol, utilisant la vision peripherique.



En 1936, dans son livre Gospel of the Redman, Ernest Thompson Seton, qui a largement participé au développement du mouvement scout, a écrit :

« Le coureur le plus connu de la Grèce antique était Phéidippides, dont le record était une distance de 224 km entre Athènes et Sparte effectuée en 36 heures. Parmi les indiens d’Amérique, un tel exploit aurait été considéré comme banal. En 1882, à Fort Ellice, j’ai vu un jeune Cree qui, à pied, avait rapporté des nouvelles de Fort Qu’Appelle (200 km plus loin) en 25 heures. Ca n’a déclenché presque aucun commentaire. J’ai entendu peu de remarques de la part des commerçants à part « un bon garçon », « pas mal comme course ». C’était apparemment un exploit très habituel parmi les indiens. Les deux coureurs indiens Thomas Zafiro et Leonicio San Miguel ont courut 100 km de Pachuca à Mexico city en 9 heures et 36 minutes le 8 novembre 1918 d’après l’El Paso Times du 14 février 1932. Cela faisait 1 km 600 parcourut en 9 minutes. Les Zunis ont une course appelée « kicked sticks ». Dans cette course, les participants doivent donner des coups de pieds dans des bâtons placés devant eux pendant qu’ils courent. Le Docteur F. W. Hodge m’a dit qu’il y avait un record de 32 km faits en 2 heures par un des concurrents. Le postier Tarahumare court 112 km par jour, chaque jour de la semaine, en transportant un lourd sac de lettres, et il ne sait pas qu’il accomplit un exploit. De plus, on nous a dit : Un postier Tarahumare depuis Chihuahua jusqu’à Batopiles, au Mexique, court régulièrement sur plus de 800 km par semaine. Un messager Hopi s’est fait connaître pour avoir parcourut 192 km en 15 heures. »

La course est apres la marche la capacite de mouvement la naturelle la plus vitale de l'etre humain. Ce qui nous semble incroyable et extraordinaire comme la super endurance de ces indiens ne l'est pas. Ce qui est veritablement incroyable et extraordinaire, c'est notre paresse, notre incapacite, notre atrophie physique, pour ne pas dire la verite: nous sommes degeneres physiquement. Ils ne sont pas extraordinaires. Nous sommes tres mediocres. Il ne faut pas inverser les choses.


Si notre marche moderne est mal adaptée, alors tout prend sens, nous pouvons voir que ces exploits ne sont pas surhumains, mais au contraire tout à fait humains, et c’est nous, humains domestiqués, qui avons régressé. Et pourquoi pas ? Après tout, l’homo sapiens a été aussi bien adapté à la bipédie que le requin à la chasse sous-marine.

Hahaha ben voila il le dit. Cela vous surprend il? Combien d'heures passez vous devant un ecran, de tele, d'ordi, de console video ou de tel. portable, et combien devant "l'ecran" de la REALITE? A courir, bondir, grimper, nager, a explorer et developper votre nature profonde? Ce n'est pas un film, pas juste un fantasme. Vous pouvez comprendre ce que veut VRAIMENT dire la condition domestiquee, ou n'y pas faire attention. Tout comme le chihuahua est une version domestiquee et pathetique du loup, l'homme moderne et civilise est une version mediocre et souvent pathetique de l'homme vivant proche de la nature, et dont l'activite quotidienne lui impose un mouvement vigoureux et des capacites physiques pratiques.
L'homme actuel vit la condition de l'animal domestique, comme un chienchien d'appartemment qui attend sa gamelle et passe son temps sur le canape quand il y est autorise. L'homme libre ne peut pas supporter de vivre ce type de vie terne et amorphe. Il ne fuit pas, il change, il cree son propre ode de vie et evite les lieux communs de l'attitudet et de la pensee.



Les chevaux et les chiens battent facilement les humains en sprint, mais sur de longues distances, les humains dominent en tant que coureurs d’endurance, étant donné qu’ils gardent leur rythme longtemps après que les animaux plus rapides se sont arrêtés. Beaucoup de chasseurs-cueilleurs, en particulier avant les atlatls, les arcs ou les frondes, tuaient leurs proies en courant après jusqu’à ce qu’elles soient épuisées. La clef pour accomplir un tel exploit est de marcher correctement, de la manière dont l’évolution nous a fait marcher. Cela signifie qu’il faut marcher pieds nus. Il est pratiquement impossible de marcher correctement dans des chaussures, et lorsque nous marchons pieds nus, la plupart d’entre nous commençons peu à peu à marcher comme il le faut. Il est certainement possible de marcher correctement dans des chaussures, mais certains ont comparé cet exploit au fait d’apprendre à parler à un sourd, étant donné qu’il nous manque la réponse tactile des nerfs du pied. L’effet physiologique des chaussures est similaire à celui d’un plâtre.

Les chaussures agissent comme des plâtres, comprimant les os du pied d’une telle façon, qu’ils ne peuvent pas bouger avec fluidité. Steven Robbins [ MD et professeur adjoint d’ingénierie mécanique à l’université Concordia de Montréal ] nous explique : « le pied devient passif à force de porter des chaussures, et perd la capacité de se supporter lui-même ».

Parfaitement, c'st xactement ca.


Le fait de se déplacer pieds nus avait rendu la partie avant du pied d’un enfant plus large et plus puissante. Quand il se tenait debout, ses orteils plus puissants étaient désormais capables de se déployer, lui offrant une large surface sur laquelle il pouvait porter son poids. Désormais, il utilisait ses orteils lorsqu’il se tenait debout, ou lorsqu’il marchait. Il se tenait même fréquemment sur ses orteils lorsqu’il jouait. Ses pieds plats étaient guéris. Avec des pieds mieux équilibrés, il tombait rarement. Il ne suppliait plus qu’on le porte et semblait infatigable pendant ses activités.

En effet, le port des chaussures empeche le pied de se deployer, le rendant fin, plat, etroit. Cela s'arrange en marchant pieds nus quotidiennement, mais si les pieds ont ete comprimes depuis l'enfance, ils ne seront peut-etre jamais aussi larges que ce qu'ils devraient, comme les pieds nains de chinoises lorsqu'ils etait une tradition de les empecher de grandir.

Il n’y a rien de mystique là dedans, n’importe quelle créature ayant constamment mal fini par développer une solution adaptée. Nous sommes coupés du sol même sur lequel on marche, coupés de nos propres sens et de l’expérience synesthésique d’une simple promenade.

Le fait d’être pieds nus vous rend plus conscient de votre environnement. Comme vos pieds ne sont pas protégés, vous êtes conscient de leur vulnérabilité, et faites donc attention aux endroits où vous marchez. De plus, vous avez à votre disposition un nouveau sens. En temps normal, nous voyons, nous entendons, et occasionnellement nous pouvons sentir les choses qui sont sur notre chemin ----- nous ne les sentons pas physiquement.

Le rejet de notre propre animalite (humaine) et un rejet de la nature en soi, donc en soi (compris? biggrin.gif). De notre nature (nature en soi, nature en nous) donc de la nature en soi, en general, la nature quoi. Rejeter notre propre nature est deja trahir, negliger, oublier, torturer, detruire (je pese mes mots) la nature qui est en nous, donc le reste autour, dans une certaine mesure. La chaussre remplit une fonction sociale simple: pour etre civilise, il faut etre coupe de la nature, donc a commencer de sa propre nature animale. Un pied dans une chaussure c'est un corps coupe de tout contact avec la terre.
Dans une ville, le"va-nu-pied" est un paria. Il est pauvre, il est a part. Mais le plus inconsciemment effrayant pour l'homme domestique, c'est que l'homme pieds-nus est un sauvage, un animal en puissance, un non-civilise, un non-domestique, donc potentiellement un danger. Aussi simple que ca.




Saviez vous que marcher en renard dans une ville était une activité suspecte ?
Lundi, après les cours, j’étais tranquillement en train de marcher dans le petit parc d’un quartier de banlieue. Je me dirigeais lentement vers un rouge gorge sur ses gardes qui s’est immédiatement envolé. Alors que je reprenais ma marche, je remarquais, utilisant mon champ de vision périphérique en m’approchant de la route, qu’une voiture me suivait. Elle se mit à ma hauteur, et le conducteur brandi un badge et dit : « Police municipale de Chevy Chase »

« Qu’est ce que vous faites ? » Demanda t’il.
_ « Je marche » Lui répondis-je.
_ « C’est ce que je vois » Rétorqua t’il. « Qu’est ce que vous faites, vous travaillez dans la forêt ou quoi ? »
_ « Oui » Lui dis-je
_ « OK » dit-il « Je ne fais que vérifier »

Qu'est-ce que je disais...hahaha. Ici au Bresil je marche pieds-nus sur du pave brulant. N'importe quel gringo aurait les pieds brules en quelques secondes.
D'ailleurs, meme les locaux ne sont pas tous capables de marcher piedsnus sur une surface aussi brulante. Question d'adaptation. Mais ce que j'adore ici, c'est que personne ne s'etonne jamais de voir quelqu'un pieds nus et torse nu, meme dans les boutiques et les restaurants. Une expression courante pour s'interpeller entre connaissances, c'est "hey animal"! Ca veut tout dire. Ici, la nature et les gens sont encore assez primitifs, et pour moi, c'est le paradis!



Il continua sur sa lancée : « marcher sur les pattes est la manière dont marchent les animaux, c’est une marche sauvage, une marche primitive, hors nous ne sommes plus des animaux. Nous sommes des êtres extrêmement évolués. Nous sommes des êtres civilisés ! » Il marchait à mes côtés, amortissant avec ses talons, écrasant le chemin, marchant sur une peau de banane, écrasant les plantes. Plus il prêchait ses paroles et marchait, plus je remarquais la différence entre nos marches. Moins j’accordais de confiance en ce qu’il disait, pas en lui, mais en ce qu’il disait…..

Encore ce mythe de la superiorite humaine et de la civilisation...c'est tres commode.



Mes amis religieux, étudiants, et historiens étaient tous d’accord Bouddha et Jésus marchaient tous les deux pieds nus. Les hommes préhistoriques marchaient pieds nus. La plupart des enfants font leurs premiers pas pieds nus. En utilisant le dynamisme et l’agilité du pied pour se stabiliser et avancer, avec la plante du pied en premier. Est-ce que vous avez déjà vu un enfant engager la marche avec les talons ?

Quand Moïse s’est approché du buisson enflammé, il a dut enlever ses sandales, parce qu’il était sur un sol sacré. De la même manière, les temples Hindous et les mosquées demandent aux pèlerins d’enlever leurs chaussures. Nous avons une compréhension basique qui nous dit qu’il faut marcher sur les sols sacrés pieds nus. Pour les animistes, la planète entière est sacrée. La chaussure nous isole de ce qui nous nourrit, elle nous coupe du sol dans lequel nous sommes enracinés, et gonfle notre ego en nous faisant penser que nous sommes libres, ce qui en fait signifie pour nous que nous sommes isolés et déconnectés. Nous ne le sommes pas, nous sommes juste paralysés à l’intérieur de nos plâtres.

En même temps, c’est exaltant de se rappeler que notre humanité n’a jamais été aussi loin que ce qu’on croyait. Nous pensons, nous sentons, et nous vivons avec tout notre corps, et non seulement comme des cerveaux déconnectés, pour marcher sur des sols vivants, marcher pieds nus sur des sols sacrés, marcher tels que les humains ont évolué pour marcher. Nous sommes des créatures bipèdes construites par l’évolution de sorte que nous puissions marcher, et nous avons réussi à l’oublier. Cela peut être déprimant de réaliser que nous ne savons pas quelque chose d’aussi basique ; pourtant, un moment de réflexion peut nous aider, en nous rappelant que nous pouvons retrouver une grande partie de cette humanité rien qu’en apprenant à marcher.

Une belle reflection, un chouya mystique, mais bon c'est leger donc ca ne fait pas mal. Des idees qui sont miennes depuis longtemps, aucune surprise.
Mais encore une fois, nous ne sommes pas des renards!
Il s'agit de la marche de l'humain, de l'animal humain, ni plus, ni moins.
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TonY-ChaN
post Jan 3 2008, 06:53 PM
Post #15


Group: Modérateurs Français



nous t'aimons tous Hebertiste...

HEBERTISTE PRESIDENT !

c'est vrai que ça fait peur de voir à quel point l'humain est faible...
Ce qui fait également peur c'est de s'éloigner de la civilisation... car après on ne peux plus rien faire, enfin on devient un exclu de la société, et même si elle est pourrie, nous ne pouvons nous détacher d'elle (on est dans le cercle vicieux)
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ionos
post Jan 3 2008, 07:14 PM
Post #16


Group: Members
From: Paris



Excellent Hébertiste ! Ce serait bien, ici même, de pouvoir faire comme les habitants du Brésil.

Il y a quelque chose que j'aimerais bien savoir. Apparemment tu as des pieds qui sont bien conditionnés ; comment est ce que tu as réussis à allier la vie professionnelle et en société avec le temps que tu as du passer à marcher pieds nus pour les habituer ?

Est ce qu'avant d'aller au travail (ou après) tu passais quelques heures à marcher pieds nus (quand tu étais encore en france) ?
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niconaruto
post Jan 3 2008, 08:31 PM
Post #17


Group: Members
From: ile de la réunion



Si seulement le président pouvait avoir le bon sens d’herbertiste. dry.gif
Je marche souvent pied nue par contre marcher sur un sol brulant je n’y arrive. Fau dire que le soleil tape dure ici. blink.gif
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TonY-ChaN
post Jan 3 2008, 08:59 PM
Post #18


Group: Modérateurs Français



mais j'ai quelques doutes quand même sur la légende du "tout puissant humain mais antique"

en fait si l'homme a tant évolué mentalement et s'il a inventé tant de choses, c'est parce qu'il était faible:
pas de griffes, pas tellement de force et de résistance --> fabriquer des lances, utiliser des cailloux

il a s'est créé des besoins et pour les assouvir il fallait parfois utiliser beaucoup de force, c'est comme ça que les premiers ingénieurs (et esclaves...) sont nés: il fallut inventer des mecanismes logiques pour transporter plus facilement des pierres, les soulever et les assembler par exemple

A moins que l'Homme soit un irrémédiable feignant, mais Je ne pense pas que de bêtes à force redoutable auraient eût besoin d'inventer ou d'adapter toutes ces choses par simple feignantise, juste par faiblesse.

Je ne pense pas que l'Homme avait anciennement de sabots ou de pieds veritablement super renforcés. En fait si l'Homme a évolué et survécu, c'est aussi parce qu'il a bougé, et je ne pense pas que la fabrication de chaussures (aussi basiques soient-elles, ex: peau de chevre entourant le pied) soit le simple fait de la feignantise. Juste pensez, si l'Homme a pu tant parcourir le monde, traverser les glaciers et autres obstacles naturels c'est parce qu'il a pallié à sa faiblesse--> il s'est fait comme des protections, pourtant leurs pieds n'étaient pas des pieds atrofiés comme à l'heure actuelle, ils étaient d'ailleurs bien endurcis et protégés comme ils pouvaient pour pouvoir mieux supporter les longs voyages.


Bref, je ne sais plus....
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ionos
post Jan 3 2008, 09:44 PM
Post #19


Group: Members
From: Paris



C'est dommage, quelque part sur internet j'avais vu quelqu'un utiliser exactement cet argument, et la réponse qui lui avait été donnée était bien appropriée..........mais je ne me souviens plus de ce que c'était, ni d'où c'était.

Enfin si on regarde les peuplades qui ont toujours un mode de vie ancestrale, elles demeurent pieds nus (je pense particulièrement à des tribus d'amazonie) et se débrouillent très bien.

PS : j'ai recherché un peu, et les premiers éléments d'une réponse peuvent être formés :

Les hommes ont remarqué il y a longtemps qu'ils pouvaient protéger leurs pieds de tous ces dangers qu'ils croisaient au quotidien. Evidemment c'était très confortable d'envelopper ses pieds dans du cuir de bête.

Comme pour tout, ce qui au début était purement utilitaire a laissé place à un phénomène de mode.

Les chaussures ont fini par devenir un signe de richesse, le symbole des personnes qui n'avaient pas besoin de travailler. Apparemment, ceux qui portaient des chaussures le faisaient essentiellement pour frimer, pour ne pas avoir l'air de "mendiants". Les gens n'avaient pas assez de recul pour voir tout le mal que leurs faisaient les chaussures (problèmes de squelette).

L'usage des chaussures s'est tellement répandu que les gens ont juste honte de ne pas les mettre en public (en plus d'en être dépendants).

Maintenant, je n'étais pas présent tout au long de l'histoire des shoes, donc si quelqu'un peut apporter une réponse sûre à TonY-ChaN, je suis toute ouïe. smile.gif
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TonY-ChaN
post Jan 3 2008, 10:49 PM
Post #20


Group: Modérateurs Français



oui c'est une réponse acceptable je pense.

Mais mes arguments étaient voués à être contrés... c'est un peu comme Descartes: "il faut douter de tout"
--> En doutant de la thèse que l'homme était fort, on amène d'autres élements de reflexions qui finallement nous font avancer, même si ce doute n'est pas forcément notre propre conviction
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